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5 décembre 2011

Illégitime président

Je cite (source Le Figaro et Le Monde): "Les comptes du candidat Balladur accusaient 10 millions de francs de recettes d'origine inconnue. Ils étaient donc irréguliers.", se souvient-il, et de préciser que l'ancien premier ministre n'a jamais répondu aux demandes d'explications des trois conseillers raporteurs. Selon lui, Roland Dumas aurait estimé que "les Français ne comprendraient pas qu'on annule l'élection (présidentielle de 1995, ndlr) pour une histoire de dépassements de crédits". A sa demande, les rapporteurs auraient revu leur copie jusqu'à "présenter des comptes exacts... à 1 franc près", explique l'ancien juriste qui raconte que les membres du Conseil "se sont séparés, sans un mot, avec le sentiment que la raison d'Etat l'avait emporté sur le droit".

Parmi tous ces morceaux de premier choix je ne sais que choisir. Il y a tout d'abord Roland Dumas qui, dans son infinie sagesse, décide comme un grand que le bas peuple ne serait pas capable de comprendre l'annulation de l'élection. Merci Mr Dumas pour cette belle leçon d'humilité.

Poursuivons notre chemin de roses avec cette raison d’État (avec un grand D) triomphant sur le droit (avec un petit d). Honnêtement, est-ce-que la survie de l’État était en jeu?

Conclusion: le Conseil constitutionnel aurait du invalider l'élection présidentielle de 1995 et Jacques Chirac et son gouvernement ont illégitimement été au pouvoir pendant 5 ans. Pas mal pour une simple "entourloupe" limite "c'était pour rire".

La Vème République est fatiguée et corrompue. Les pouvoirs ne sont ni séparés, ni indépendants. C'est la seule chose à comprendre. N'est-ce pas Mr Dumas?

image par nickobec

16 novembre 2011

Abus de pouvoir

Abus de confiance, abus de biens sociaux, abus de pouvoir; des expressions portant un espoir d'équité et de justice mais qui dans les faits sont très vite enterrées sous les parterres de la République dorée.

Regardons ce cher DSK qui s'est servi de sa notoriété pour tirer tout ce qui bouge pendant plusieurs décennies. Ce matin sur France Inter, son avocat, monté sur son grand cheval blanc, en parlant de campagne médiatique graveleuse, d'atteinte à la vie privée, bla bla bla. Par contre je ne l'ai pas beaucoup entendu sur le fond. Zip. Nada. Niente. Parce que c'est sûr tentatives de viol (on dit agression sexuelle dans le jargon politiquement correct de notre noble, fière et impitoyable justice), se taper des jeunes filles dans des clubs échangistes à Vienne ou à Madrid c'est le comble de l'élégance internationale (on dit emmener du "matériel" une dans "boîte coquine" selon les SMS politiquement corrects publiés par l'Express). Quel gentleman ce DSK, un modèle d'honnêteté et de vertu pour les générations à venir.

Rajoutons une double couche de doubitchou avec nos chers députés qui, à deux exceptions près, ont unanimement rejeté une diminution de leur salaire de 10%. La rigueur et l'austérité c'est bien mais pas chez moi. C'est comme la diversité dans les grands partis politiques. Les candidats de l'immigration c'est bien mais pas dans ma circonscription. C'est ce qui s'appelle montrer l'exemple n'est-ce-pas?

Un petit dernier pour la route. Le classement sans suite de l'affaire Bourgi. Vous savez ces quelques tout petits millions de rien du tout (dizaines?) donnés généreusement par quelques chefs d'Etats Africains comme argent de popoche à ce cher Chichi. Pas de preuve et de toute façon il y a délai de prescription.

C'est tellement facile de faire de la politique pour "notre plus grand bien". J'en viens presque à me dire qu'une intelligence artificielle avancée pesant de manière objective le pour et le contre et mettant de côté le facteur émotionnel ferait beaucoup mieux que tous ses professionnels de "tient ramasse la savonnette mon cher petit et n'oublie pas de bien mettre ton cher petit vote dans la petite enveloppe". 1984 c'était le bon vieux temps.


7 juillet 2011

A moi le pouvoir suprême

Je me suis bien gardé de commenter directement sur l'affaire DSK mais cette dernière et quelques autres m'amènent à écrire une fois de plus sur ce joli principe de séparation des pouvoirs, qui seul peut garantir la liberté, et prévenir les abus de pouvoir.

En théorie le parlement légifère, le gouvernement exécute et les juges rendent justice. Rajoutons à ces trois pouvoirs "institutionnels" celui de l'argent et des médias. En pratique des liens, plus ou moins forts, se tissent entre tous ces pouvoirs. Par exemple le pouvoir de l'argent vous permettra de faire du lobby auprès des députés. Ou encore le gouvernement sera influencé dans ses choix à travers les informations que lui renverront les médias.

Mais il y a un pouvoir suprême qui permet de contrôler tous les autres, c'est le pouvoir politique. La politique est bien le seul des pouvoir concentrant tous les autres. Démonstration.

Commençons par ce qui est facile. Le gouvernement prépare les lois qui seront votées par son groupe à l'Assemblée et au Sénat. L'exécutif et le législatif ne font donc qu'un. Quand au pouvoir judiciaire allez sonner à la Chancellerie et vérifiez son indépendance. De toute façon le politique a bien prévu le coup car au cas où la justice vous chercherait des noises vous bénéficiez d'une impunité parlementaire. Oups, ma langue a fourchée, je voulais bien sûr parler d'immunité parlementaire. En cas de scénario catastrophe un coup de fil à votre ami Silvio Berlusconi qui maîtrise parfaitement la mutation du juge trop curieux en Placardie et les délais de prescription.

Plus sournois la politique et l'argent: point de vue salaire ça devrait le faire sachant que vous bénéficierez de tout un tas d'avantages (notes de frais à ne pas justifiées, chauffeur, cuisinier, petit personnel à disposition 24h/24h, appartement de fonction, etc.) qui vous permettront de ne pas connaître des fins de mois trop difficiles. Si celà ne suffisait pas à maintenir votre train de vie, allez demander à Zine el-Abidine Ben Ali ou à Mouammar Kadhafi quelques tuyaux ou pipelines pour se retrouver à la tête de quelques dizaines de milliards.

Terminons par le plus subtil, la politique et les médias. Omniprésents, les politiques bénéficient d'une couverture médiatique du feu de dieu. Ils sont partout à la télévision, à la radio, sur Internet, dans la presse écrite (quotidiens, magazines, presse "people"). Il faut être vu, il faut être entendu (au lieu de voir et d'écouter, fin de la parenthèse) car votre carrière est directement lié à votre visibilité. 

Après il ne faut pas s'étonner que le membre d'un parti désire être député, le député se voit en Secrétaire d’État et ce dernier se dit qu'après tout il devrait être Ministre. Le Ministre d'un "petit ministère" se battra pour en avoir un gros (on dit régalien) et devenir Ministre d’État. Et puis c'est le fantasme de Matignon et de là il ne reste qu'une marche à franchir vers le pouvoir ultime de la Présidence.

Bien sûr tout au long de sa carrière, le politique ne manquera pas une occasion de répéter sur un air sérieux (style présidentiable) que son unique ambition est de servir la France (à varier avec la République un entretien sur deux). Si vous faîtes attention vous remarquerez que rarement le politique parlera de "servir les français". Faut pas déconationner non plus, le français vote et ferme sa grande gueule de râleur de première car de toute façon il est représenté par un politique qui est parfaitement compétent. Nous l'avons bien compris le politique n'est qu'un grand joueur de pipeau qui n'a qu'une obsession en tête: servir ses intérêts, sa carrière et les "amis" de son réseau.

Le psychodrame récent entre François Baroin, Valérie Pécresse et Bruno le Maire lors de la con-quête  du Ministère de l'économie laissé vacant par le départ de Christine Lagarde est très révélateur. Je n'ai pas vraiment d'opinion sur Valérie Pécresse alors focalisons-nous sur les deux autres zouaves. François Baroin aurait fait un chantage capricieux d'adolescent pré-pubère menaçant de démissionner s'il n'avait pas son nouveau joujou. A 46 ans c'est un totalement lamentable mais typique de celui dont l'extraordinaire condescendance n'a d'égal que son incommensurable ambition. Bruno Le Maire est très décevant sur ce coup là. Malgré une carrière stratosphérique qui lui a permis en quelques années de passer de membre du cabinet du Ministre des affaires étrangères à Ministre tout court, il était apparemment très déçu de voir son "ami" Super Baroin lui piquer ce qui son dessert.

Est-ce la faute au système qui permet au politique de concentrer tous les pouvoirs et aux plus ambitieux d'y accéder? En partie. On pourrait donc rêver à un autre système séparant clairement et fortement les pouvoirs en les permettant d'opérer de façon totalement indépendante et transparente. On pourrait rêver à introduire de solides contre-pouvoirs comme le système de cabinet fantôme en Angleterre. On pourrait rêver que des hommes et femmes honnêtes, intègres, justes et compétents arrivent au pouvoir. J'ai fait un rêve...

17 octobre 2010

L'arrogance détestable de nos politiciens

Voilà plus d'un an que j'écoute France Inter de 8h00 à 8h30 dans ma voiture pendant que je dépose mes enfants à l'école. Un grand nombre de politiciens se sont succédés à l'antenne comme Martine Aubry, Roselyne Bachot, François Baroin, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Claude Guéant, Alain Juppé, Bernard Kouchner, Bruno Le Maire, Arnaud de Montebourg, Pierre Moscovici, Ségolène Royal, Bernard Tapie, Dominique de Villepin, Éric Woerth, Rama Yade, etc.

En plus de faire de la politique ils ont tous un (mauvais) point commun: l'arrogance. En effet quel que soit leur propos, ils sont d'une suffisance détestable. Et j'insiste, ce n'est pas de l'assurance ou de la confiance en soi mais bien de l'arrogance. D'ailleurs mention spéciale à François Baroin, Jean-François Copé, Claude Guéant et Bernard Tapie. Pour ces derniers on est vraiment des sous-hommes.

A les écouter, les journalistes (les interrogeant) n'ont rien compris du tout, leurs adversaires politiques ont tout compris à l'envers et les citoyens encore moins (vote et tais-toi). Je ne sais pas si c'est l'ENA (un autre point commun entre la plupart d'entre eux), le fait qu'ils soient "arrivés" (ou ça?) ou encore qu'ils aient du pouvoir mais ils nous prennent vraiment pour des demeurés. Quand je pense à Éric Woerth qui se la joue "intégrité et honnêteté sont mes deuxième et troisième prénoms" on hallucinogène (ne regardez pas dans le dictionnaire c'est un de mes mots inventés préférés)!

En fait nos hommes/femmes politiques ignorent tout de nos combats quotidiens pour trouver un job, un logement décent ou encore tout simplement boucler les fins de mois. Avec chauffeurs, appartement de fonction, garde du corps, cuisiniers, cabinet, avions privés, primes (dont on ignorent tout), timbres, etc. un ministre est à des années lumière de nos réalités quotidiennes. Quand a-t'il/elle pris le métro pour la dernière fois, perdu du temps dans un embouteillage, fait les courses dans un supermarché, poireauter 1/2h chez le pédiatre ou encore acheté un billet d'avion sur Internet ou encore fait la queue à un guichet? Réponse: il y a 20 ou 30 ans. Je me répète par rapport à d'autre billets mais nos politiciens ne défendent pas nos intérêts, ils défendent ceux de leur parti et les leurs. Ils seraient utiles d'arrêter de voter ou alors de changer complètement de mode de gouvernement en tirant au hasard dans la population des députés et sénateurs.

image par capgros

2 juin 2010

Les seigneurs de la République

Permettez-moi de simplifier à outrance. En 1789 guidé par la bourgeoisie le "peuple" fait la révolution afin de mettre à terme aux privilèges de l'aristocratie. 221 années plus tard rien n'a changé, les seigneurs de la Monarchie ont simplement été remplacés par les seigneurs de la République. J'entends par là nos hommes et femmes politiques qui ont fait main basse sur pratiquement tous les pouvoirs (législatif, judiciaire, exécutif, économique) sans qu'il y ait de véritable alternance et alternative. je serais curieux de connaître la sur-représentation de l'ENA dans les instances du pouvoir.

Dernier scandale en date qui m'a poussé à écrire ce billet: les logements de fonction que nos chers ministres, comme Christian Estrosi et Fadela Amara, prêtent à leurs proches. Dans la même veine je n'ai pas non plus oublié Hervé Gaymar et Jean-Paul Bolufer. On pourrait aussi rajouter les joyeuses pratiques suivantes: népotisme, réseaux d'influence, dessous de tables, marchés publics, renvois d’ascenseur, promesses électorales, notes de frais, jeu de chaise musicale, délits d'initiés... la liste est trop longue pour que j'y attache des noms. Quoique au nom du devoir de mémoire :-)

La République incite tacitement à la corruption. Et par pitié n'ayons pas peur de mots; il s'agit bien de corruption. La démocratie est peut-être le moins mauvais des systèmes mais j'en doute de plus en plus.

Transparency International ne fait que confirmer ce que je ressens dans son classement sur l'indice de perception de la corruption 2009: "Comme en 2008, la France obtient un score de 6,9, arrivant ainsi au 24ème rang du classement (23ème en 2008). La France continue ainsi à véhiculer une image relativement dégradée de sa classe politique et de son administration publique."

image par grceva

12 septembre 2009

Pétition pour l'ajout d'une dose de tirage au sort lors des élections législatives et sénatoriales

Suite à mon petit billet Une bonne dose de tirage au sort pour améliorer la représentativité de nos parlementaires j'ai pris mon plus beau clavier pour envoyer une courte lettre à Nicolas Sarkozy sur le sujet.

Voici la réponse type envoyée par le Chef de Cabinet du Président de la République:
"Le Président de la République m'a confié le soin de répondre à votre courrier et de vous remercier d'avoir souhaité lui faire part de vos préoccupations.

En effet comme vous le savez, Monsieur Nicolas SARKOZY attache une particulière importance au maintient du dialogue qu'il a établi avec ses compatriotes.

Il apprécie le souci de tous ceux, qui comme vous, souhaitent contribuer à la réflexion sur la conduite des nécessaires réformes qui permettront à notre pays de faire face aux nombreux défis qui sont les siens aujourd'hui."

Décevant, mais probablement pas surprenant vu le nombre de lettres et d'e-mails que l'Élysée doit recevoir et traiter chaque jour. Je passe donc à une nouvelle étape de ma croisade en créant en ligne une pétition pour l'ajout d'une dose de tirage au sort lors des élections législatives et sénatoriales.

Vous y trouverez le texte original de ma lettre au Président. Je l'ai fait circuler autour de moi et j'espère que vous ferez de même. Je rêve probablement tout haut en pensant récolter quelques dizaines de milliers de signature mais quand je pense que n'importe quelle débilité sur youtube fait le tour de la planète, j'espère qu'un sujet sérieux retiendra votre attention.

image par xymonau

30 juin 2009

Bruno Le Maire: premier ministre demain et président après-demain

Une fois n'est pas coutume je voudrais vous parler non pas d'un président en fonction mais d'un futur président. "Ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin, je suis resté 6 mois sur les bancs de l'Assemblée nationale avant d'être nommé, par Nicolas Sarkozy, secrétaire d'État aux Affaires européennes. La aussi je ne reste que 6 mois à ce poste avant d'être promu, il y a une semaine, ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche. Qui suis-je?" Bruno Le Maire bien sur! dont je suis la carrière politique après avoir lu ces deux livres. A ce rythme là il sera premier ministre demain et président après-demain.

Mais a-t'il vraiment le potentiel pour devenir calife à la place du calife? Passons en revue trois qualités qui me semblent être capitales dans la carrière d'un homme politique.

  1. Intelligence: Il a terminé premier de la classe à Normal sup avant d'intégrer Sciences Po pour finir dans la botte de l'ENA. Rien à dire, il est brillant. Mais en politique l'intelligence ne fait pas tout. Regardez Laurent Fabius ou encore Alain Juppé. Deux cerveaux tous les deux mais aucune intelligence du cœur, aucun charisme. Et l'histoire nous apprend que ce n'est pas le plus intelligent qui devient président.
  2. Vision: C'est souvent le grand désert de ce point de vue la. Notre classe politique actuelle ne propose aucune vision d'avenir, aucun projet fédérateur, aucune ambition clairement définie. Pouvez-vous me dire quel était la vision de nos trois derniers présidents? Personnellement j'en suis incapable. Ils géraient la France au jour le jour sans vraiment avoir changé notre société. Dans ces deux livres Bruno Le Maire témoigne de ce qu'il a vécu aux côté de de Villepin. Pour un président ce n'est pas suffisant car il se livre très peu. Au final on ne connaît pas vraiment qui est Bruno Le Maire ni quels sont ses opinions politiques. S'il devait écrire un troisième livre je lui conseillerai de nous faire partager sa vision de la France et de l'Europe. Bref il pourrait commencer à développer un programme.
  3. Charisme: La aussi vous aurez beau être le plus intelligent et un grand visionnaire si vous n'arrivez pas à faire passer votre message vous n'irez nulle part. Dès que j'entends Ségolène Royal, Manuel Valls ou François Bayrou ou Rachida Dati je zappe. Ils m'ennuient et sonnent tellement faux. Par contre même si je ne partage par leur opinion j'écoute toujours Olivier Besancenot ou François Hollande. Pourquoi? Parce qu'ils mettent de la passion et de la conviction derrière leurs propos. A leur manière ils sont charismatiques.


Finalement être président ce n'est pas qu'une question d'intelligence, de vision ou encore de charisme. Mais je le résumerai ainsi: ais-je envie de voir cette homme/femme diriger mon pays pendant 5 ans? Au final nous votons pour celui ou celle qui nous plaît. Il faut donc séduire les électeurs comme l'a si bien compris un Jacques Chirac, un Silvio Berlusconi ou un Barack Obama.

Comme je le dis souvent 2012 est gagné d'avance par Sarkozy, ça ne sert à rien de se battre. Par contre 2017 sera très ouvert. Qu'en pensez-vous? Moi je suis persuadé que ça le titille au rasage.

image par sundstrom

17 juin 2009

Une bonne dose de tirage au sort pour améliorer la représentativité de nos parlementaires

Je me suis penché ces derniers jours sur la représentativité du Parlement en analysant la catégorie socio-professionnelle des députés et sénateurs par rapport à la population de plus de 15 ans (sources Assemblée nationale, Sénat et Insee).

En %
Pop. > 15 ans AN Sénat
AN
+Sénat
1. Agriculteurs exploitants 1.1 2.6 6.7 4.1
2. Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 3.3 6.0 8.2 6.8
2.3 Chefs d'entreprise 10 salariés ou plus0.34.47.65.6
3. Cadres, professions intellectuelles supérieures 8.4 66.2 72.9 68.6
3.1 Professions libérales
0.819.723.621.2
3.3 Cadres de la fonction publique
0.818.217.217.8
4. Professions intermédiaires 12.8 15.8 5.2 11.9
5. Employés 16.8 1.5 2.9 2.0
6. Ouvriers (y compris agricoles) 13.2 0.3 0.6 0.4
7. Inactifs ayant déjà travaillé 30.4 3.9 0.0 2.5
8. Autres sans activité professionnelle 14.0 3.7 3.5 3.7
Total 100 100 100 100


Voici quelques petites remarques qui me viennent à l'esprit:
  1. Le trio formé par les professions libérales (principalement médecins et avocats), les cadres fonctionnaires et les chefs d'entreprise représente plus de 42% des députés et 48% des sénateurs. En réalité ces trois catégories représentent moins de 2% de la population des plus de 15 ans. Ils sont donc plus de 20 fois sur-représenté!
  2. Je félicite tout particulièrement l'ordre des médecins. Ils sont moins de 0.5% en France mais plus de 10% dans nos deux assemblées. Ne vous étonnez donc pas du fait que nous ayons le système de santé et de sécurité sociale le plus complexe, le plus généreux et le plus coûteux au monde.
  3. A l'autre bout de la chaîne alimentaire les retraités, les ouvriers, les chômeurs et les étudiants (soit 58% des français) ne sont présent qu'à moins de 7% dans nos deux assemblées.
  4. Les employés sont tout aussi mal lotis avec 2% de parlementaires alors qu'ils sont près de 17%.

Ma conclusion se rapporte à l'article de 3 de la constitution française "La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum". Mais dans les faits nos "représentants" ne nous représentent pas du tout. Bien sûr ils ont été élus et se retranchent toujours derrière le suffrage universel pour justifier leur légitimité. Mais avait-on vraiment le choix de voter pour celui ou celle que l'on veut? Soyons sérieux combien de chômeurs, de pauvres, de simples salariés et de musulmans ont une chance d'être élus par ce système?

A terme on pourra se poser aussi la question de savoir pourquoi le peuple ne peut-il pas exercer directement sa souveraineté. Techniquement ce n'est plus un problème avec nos moyens de communication fiables et rapides. Politiquement évidemment cela revient à partager le pouvoir, ce qui est un tout autre débat pour nos amis médecins, fonctionnaires et chefs d'entreprise.

Le problème majeur de l'élection est qu'elle pousse au mensonge (promesses électorales) à la corruption (tenir promesses et renvoyer l'ascenseur) et favorise les logiques de caste élitistes (je vous renvoie au tableau ci-dessus pour la démonstration). Le tirage au sort est au contraire incorruptible et impartial par nature.

Afin de rétablir une bien meilleure représentativité et légitimité dans nos deux assemblées je propose d'ajouter une bonne dose (disons entre 15 et 25%) de tirage au sort lors des élections législatives et sénatoriales. Ni plus ni moins. Ce tirage pourrait se dérouler selon les modalités suivantes par exemple: les citoyens (jouissant de leurs droits civiques) tirés au sort et ayant réussi un examen d'aptitude (je n'ai pas dit de compétence) auraient alors le choix d'accepter ou de refuser cette charge.

Je m'en vais donc sans plus attendre demander au Président Sarkozy d'organiser un référendum sur la question. C'est contraire aux intérêts propres de nos décideurs mais c'est le seul moyen de reprendre un peu de ce que l'on nous a trop longtemps privé: notre liberté de choisir et de décider.


image par lusi

24 avril 2009

Un ministère ne se transmet pas comme une épicerie

Au Moyen Age un savoir se transmettait de père en fils à travers le système des guildes. A l'époque de mes grands-parents une ferme, un commerce ou une petite entreprise restait souvent au sein d'une même famille. De nos jours quelques privilégiés auront la chance de recevoir un héritage. Et ce n'est pas un problème car vous transmettez quelque chose que vous possédez.

Non, ce qui me dérange c'est que depuis quelques années une responsabilité politique se transmet elle aussi comme si c'était un bien personnel. Le pouvoir politique reste ainsi dans la famille. Le clan Bush est à citer en premier avec deux présidents (George H. W. et George W.) et un gouverneur (Jeb). Le couple Clinton fait assez fort avec un président (Bill) et un secrétaire d'État (Hillary). En Corée du Nord le "président éternel", Kim II-sung, transmet tout naturellement la présidence à son "cher dirigeant" de fils Kim Jong-il. En République Démocratique du Congo Joseph Kabila prend le pouvoir après l'assassinat de son père et président Laurent-Désiré. Au Sénégal le président Abdoulaye Wade prépare consciencieusement sa succession en confiant un ministère à son fils Karim il y a dix jours.

Même dans nos "démocraties" occidentales on ne fait pas mieux. Dans ce bon royaume de Belgique, Louis Michel, commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire (ex Ministre des Affaires Etrangères), et son fils Charles, ministre de la Coopération au développement, sont en plein conflits d'intérêts. En France dans la famille Le Pen, Marine succèdera à son père Jean-Marie à la tête du Front National et chez les Sarkozy Jean roule à tombeau ouvert sur les traces de Nicolas.

Pour éviter de vous noyer dans cet océan d'abus de pouvoir je vous recommande vivement de ne pas oublier votre gilet de suffrage universel, récemment transformée en droit de vote. "Non sérieusement j'ai été élu grâce au suffrage de l'univers des électeurs, qui votent en totale liberté. Mon père n'y est absolument pour rien". Aucun rapport de cause à effet. C'est du hasard pur limite destin fatidique à tendance appel du 18 juin.

Et quand je lis cette définition pompeuse sur Wikipedia j'en ai la larme à l'oeil: "Le suffrage universel est le principe d'expression de la volonté populaire. Il fonde la souveraineté du peuple dans un régime démocratique". Avant on était agriculteur, artisan ou militaire de père en fils. Maintenant on est ministre ou président de père en fils. Je tenais donc à vous rassurer, on nous prend toujours pour des déficients, et en politique on est toujours au Moyen Age.

photo de Jean-Marié Séjourné

26 novembre 2008

Le PS pour Aubry, le champagne pour Sarkozy

Martine Aubry a été élue Première secrétaire du Parti socialiste avec 102 voix d'avance (67 451) sur Ségolène Royal (67 349). La différence est si infime (0,076%) que si l'on considère les erreurs humaines et l'incertude statistique intrinsèque à tout scrutin, un tel écart ne permet pas de départager les deux candidates; c'est mathématique. A leur place je m'en serais remis au hasard, il y aurait eu moins de constestations.

Néanmoins je peux vous annoncer de façon indiscutable qui est le grand vainqueur de cette élection: Nicolas Sarkozy. Il est suivi de près par l'UMP et Olivier Besancenot. En effet Martine n'a ni la carrure ni le charisme présidentiel et Ségolène a prouvé ses limites l'année dernière. A moins d'une catastrophe cataclysmique Nicolas sera réélu dans un fauteuil (disons 58-60% des suffrages exprimés) en 2012.

L'UMP, notre deuxième vainqueur, ne peut que conforter sa place de premier parti de France face à un PS divisé par ses querelles de coq de village.

Le troisième grand gagnant est le remuant porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire. Il ne lui reste plus qu'à mettre un peu de coca-cola dans sa vodka pour devenir le premier parti de gauche en France.

Le PS nous a offert un pitoyable spectacle ses dernières semaines mais un grand moment de politique.

image par svilen001

12 novembre 2008

La France est une gérontocratie (3)

L'Assemblée a récemment adopté un amendement permettant aux salariés de travailler, s'ils le souhaitent, jusqu'à 70 ans. Les réactions ne se sont pas fait attendre. Tollé de la gauche, scandale chez les syndicats et sondage d'opinion selon lequel 2/3 des français y sont opposés. Le principal argument avancé par l'UMP est que les salaries auront ainsi la "liberté" de pouvoir choisir le moment de son départ à la retraite". Bref on est en plein dans le "travailler plus pour gagner plus".

Devant tant d'inepties je me vois donc contraint de publier le troisième opus de mes articles "La France est une gérontocratie". Commençons par un petit tableau reprenant les chiffres du chômage du second semestre 2008 (source: INSEE).

Âge
Chômage
15-2419,1%
25-49
6,9%
>495,2%
Total
7,6%

En résumé il y a quatre fois plus de jeunes que de vieux au chômage! Logiquement ce devrait être tout le contraire. On pourrait donc penser que nos députés fassent tout leur possible pour favoriser l'emploi des jeunes. Pas du tout ils décident d'allonger l'âge de la retraite et donc de freiner directement l'insertion des jeunes dans le marché de l'emploi. Mais quand on est député (55 ans de moyenne d'âge...) on est plus proche de la retraite que de son premier emploi. On favorise donc tout "naturellement" ses propres intérêts. Ceux des seniors.

Connaissez-vous beaucoup de conseillers influents de Sarkozy ayant moins de 40 ans? Récemment ça me fait un peu peur de constater que Jacques Attali a repris du service à 65 ans avec la commission pour la libération de la croissance française. Un jeunot comparé à Edouard Balladur, qui soufflera 80 bougies l'année prochaine, et ses présidences du comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institution et du comité pour la réforme des collectivités locales.

Pourtant ça avait bien commencé avec un Nicolas Sarkozy succédant, à 53 ans, à un Jacques Chirac de 21 ans son aîné. Malheureusement la France reste une gérontocratie. On y fait de la vieille politique, avec des vieux et pour les vieux. Alors même si je ne suis toujours d'accord avec le camarade Olivier Besancenot, je fais toujours attention à ce qu'il dit. A 34 ans, il semblerait qu'on peut aussi faire de la politique.


photo par gtrfrkbob

8 septembre 2008

Simplifier le complexe

Depuis les années 60-70 nous sommes plus beaucoup nombreux, plus diversifiés et plus mobiles. Il y a énormément plus d'informations, provenant de très nombreuses sources, à gérer en moins de temps. Il y a une explosion du nombre d'acteurs tissant entre eux des relations plus interdépendantes. En résumé nous vivons dans un monde beaucoup plus complexe point de vue économique, sociale et environnemental que par le passé.

Au lieu de chercher à rendre simple ce qui est complexe nous ne cessons de compliquer les choses. D'ailleurs une des manifestations du génie est, à mon humble avis, d'avoir le don de rendre simple ce qui ne l'est pas.

Juste un exemple illustrant mon propos. Dans toute entreprise du secteur privé il y a peut-être 4-5 règles différentes s'appliquant aux divers salariés (ouvrier, employé, cadre, dirigeant, etc.). La fonction publique considère aussi trois catégories différentes (A, B et C), fonction du diplôme (supérieur, baccalauréat et brevet) et du niveau hiérarchique du concours de recrutement.

Pour l'instant tout est simple ce qui est préférable quand on doit gérer plus de 5 millions de fonctionnaires. Mais une propriété inhérente (et néfaste) de tout groupe est de vouloir
assurer sa propre survie au détriment de ceux extérieurs au groupe. Un moyen classique pour l'administration consiste donc tout naturellement à rendre les choses plus compliquées afin de ne plus pouvoir se passer d'elle.

Dans le cas de notre fonction publique ce sont plus de 900 corps qui existent et correspondent à des statuts, attributions et grilles de paie précises. C'est-à-dire qu'il existe plus de 900 règles différentes s'appliquant aux employés de cette entreprise qu'est l'État! Est-ce si hérétique d'envisager un douzaine de grilles de salaires? Un fonctionnaire du Ministère des Affaires étrangères est-il si différent que son collègue de l'Agriculture?

L'État vient de se lancer dans un vaste processus de modernisation se basant sur quatre axes: adapter les missions de l'état, simplifier la relation de l'usager, optimiser la gestion de l'administration, et améliorer la qualité des services. Il n'est jamais trop tard, mais étant donné le conservatisme et la puissante logique de groupe de notre Administration je suis loin d'être convaincu que la simplification sera au rendez-vous.

photo par dlee

31 mars 2008

Des hommes d'État... mais surtout d'ambition

Je viens de finir de lire "Des hommes d'Etat" écrit par Bruno Le Maire, ex-directeur de Cabinet de Dominique de Villepin, esquissant entre 2005 et 2007 les relations entre Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy.

Voici ce qui m'a le plus frappé dans ce témoignage:

  1. Un des rares points communs entre ces trois hommes est de se dévouer entièrement "au service de leurs convictions". Vous me permettrez de traduire, en moins politiquement correct, "au service de leurs ambitions". Ne devraient-ils pas être avant tout au service des Français et de la France?
  2. Plus inquiétant, ils en sont intimement convaincus car n'ont-ils pas été élus (ou nommé par le Président dans le cas de Dominique de Villepin)? Leur programme (vous pouvez aussi utiliser le mot conviction ou ambition) ayant été approuvé par les français, ce qu'ils veulent, les français le veulent. Ils en tirent donc leur légitimité; légitimité qui agit comme un sauf-conduit, un blanc-seing faisant office de carte blanche dans leur lutte pour la conquête du pouvoir.
  3. Ces hommes d'État n'ont absolument aucune idée des difficultés quotidiennes de ceux qu'ils gouvernent. Quand ont-ils pris le métro ou le bus pour la dernière fois? Même question en ce qui concerne le ravitaillement du samedi matin au supermarché. Ont-ils jamais eu à chercher un emploi? Ont-ils seulement connu les affres du chômage, un interdit bancaire ou un refus de crédit? Ont-ils jamais été locataire de leur appartement?

Tout comme nos Rois de France il y a plus 300 ans, nos grands hommes d'État vivent dans un autre monde qui ignore tout de nos combats quotidiens. L'information qui leur est fournie et dont ils se basent pour prendre leurs décisions est passée par tellement de mains différentes qu'elle n'est plus qu'une pâle approximation de la réalité du terrain.

Malgré leur éducation, leur diplôme et leur intelligence ils sont incapables d'apporter les bonnes solutions à nos problèmes concrets. Ce n'est pas un problème de compétence (faire les "choses" bien) mais d'efficacité (faire la "bonne" chose).

13 juillet 2007

Un Président responsable

Nicolas Sarkozy l'a promis: "Je serai un Président responsable". Je trouve le mot très juste. La France a besoin d'un Président actif, pas d'un Président passif arbitrant la partie jouée par ses ministres.

Je vois aussi un autre avantage beaucoup plus concret à cette nouvelle façon d'être. En s'engageant personnellement dans les dossiers le Président détourne une partie de l'attention et de la pression qui pèsent sur son gouvernement.

Cette diversion donnera aux ministres une plus grande marge de manoeuvre. Il sera donc plus facile de mettre en oeuvre le programme politique du gouvernement.

photo par float

28 juin 2007

La France est une gérontocratie (2)

"La valeur n'attend pas le nombre des années" (Pierre Corneille). C'est tellement vrai pour un sportif, un artiste, mais aussi en politique comme le prouve la nomination au poste de secrétaire d'Etat de Rama Yade (30 ans).

Avec un taux de chômage beaucoup plus élevé chez les jeunes je pense qu'il y a un moment pour tout. Un moment pour apprendre, un moment pour agir et un moment pour transmettre son savoir. Dans le monde du travail comme en politique il faut savoir s'arrêter pour laisser une chance à son prochain.

Nos éléphants, pachydermes et autres dinosaures de la politique doivent trouver le courage de transmettre le pouvoir à ceux qui seront à mêmes capable de régler les problèmes
dont souffre notre Génération sacrifiée.

source photo

La France est une gérontocratie

Nicolas Sarkozy a "déploré" aujourd'hui que le contrat d'entraîneur de Guy Roux avec le football club de Lens n'ait pas été homologué au motif qu'il avait dépassé la limite d'âge de 65 ans, affirmant que "c'est plus la règle qui est vieille que Guy Roux", a rapporté son porte-parole.

L'âge "légal" de la retraite en France est de 60 ans. Légal entre guillemets car il y a de nombreuses exceptions, notamment pour ceux qui nous gouvernent. Je vous laisse le plaisir d'analyser le petit tableau suivant (sources: Seniorscopie et Assemblée Nationale).


Âge moyen 60 ans et plus
Maires 54 27%
Députés 55 32%
Sénateurs 61 50%


Il faut bien se rendre à l'évidence nous ne sommes plus en démocratie mais bien en gérontocratie. Mais l'avons-nous jamais été?


photo par radial::k

18 juin 2007

Un nouveau gouvernement, pourquoi?

Un mois seulement après avoir mis en place son gouvernement, François Fillon doit en former un nouveau. Pourquoi? Car il a pêché par orgueil à deux reprises:

  1. En prenant le pari d'atteindre 400 députés. C'était présomptueux et pas nécessaire. On peut très bien gouverner avec 340 sièges.
  2. En obligeant ses ministres à démissionner en cas d'échec. C'est le cas d'Alain Juppé aujourd'hui. Or un député est élu alors qu'un ministre est nommé. Pourquoi donc lier le sort d'un ministre à une élection législative?

Ses promesses ont restreint sa marge de manoeuvre et l'oblige aujourd'hui à tenir parole. Et quand bien même aurait-il gagné ses deux paris, ils ne lui auraient rien apporté de plus.


31 mai 2007

Union des Sages

L'Union des Sages (UdS); tel pourrait être le nom d'un futur parti politique proposant une nouvelle vision, juste et à long terme, en parfaite contradiction avec ces logiques de profit à court terme.

Un tel parti se positionnerait en dehors du clivage binaire gauche-droite et pourrait se construire autour des seniors. En effet, les seniors disposent de plus de temps et de ressources que les juniors qui doivent se battre pour trouver un premier emploi, stabiliser leur carrière et élever leurs enfants. Tout ceci est carricatural mais les plus de 60 ans représentent 21% de la population alors que les 18-30 seulement 15%. En terme de nombre d'électeurs le calcul est vite fait.

Il ne sert à rien de courir après la présidentielle de 2012 qui, sauf catastrophe majeure, sera remportée par Nicolas Sarkozy. 2017 me semble plus ouvert.

22 mai 2007

Séparation des pouvoirs

"Laurent Solly, 36 ans, ancien directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy et inspecteur des Finances, deviendra fin juin directeur général adjoint de TF1."

Coïncidence ou habile manoeuvre renforçant l'influence de Nicolas Sarkozy sur les médias? Au delà de cette promotion se pose la question de la séparation des pouvoirs: "La France est dotée d'un régime parlementaire, la séparation des pouvoirs y est donc souple, voire très souple, puisque l'on assiste à une quasi confusion des pouvoirs au profit du Président de la République en période normale".

C'est peut-être cela la VIème République, une redéfinition des pouvoirs et des responsabilités plus claire et transparente entres toutes les formes de pouvoir: l'exécutif, le législatif et le judiciaire mais aussi le pouvoir de l'argent ou celui des médias.

10 mai 2007

Gauche? droite? centre?

Le centre ne peut exister (survivre?) en France qu'en s'alliant soit à la Gauche soit à la Droite. Je serai surpris si le Mouvement Démocrate de François Bayrou dépassait les 10% aux prochaines législatives. Le score qu'il a obtenu au premier tour (18.5%) était plus un vote de protestation/rejet des deux autres candidats plutôt qu'une véritable adhésion à ces idées.

La France étant foncièrement rurale et de droite; c'est là qu'il faut se positionner pour augmenter ses chances d'être Président.